RGPD et emailing en 2025 : pourquoi vous devez vous y mettre sérieusement
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Le RGPD et l’emailing, c’est un sujet que beaucoup d’entrepreneurs Ă©vitent parce que ça fait peur. Pourtant, en 2025, ignorer les rĂšgles n’est plus une option. La CNIL a prononcĂ© plus de 101 mises en demeure et sanctions en 2023, dont plusieurs directement liĂ©es aux pratiques d’email marketing. Les amendes peuvent atteindre 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial â et les PME ne sont pas Ă©pargnĂ©es.
Mais voilĂ la bonne nouvelle que personne ne dit : se conformer au RGPD ne tue pas l’email marketing. Au contraire, ça l’amĂ©liore. Une liste propre, consentie, engagĂ©e performe systĂ©matiquement mieux qu’une base achetĂ©e ou collectĂ©e Ă la va-vite. En 3 mois de mise en conformitĂ© sur mes propres projets, j’ai vu les taux d’ouverture augmenter de 30% Ă 55%. Moins de contacts, mais de vrais prospects.
Les bases lĂ©gales du RGPD appliquĂ©es Ă l’emailing
Le RGPD (RĂšglement GĂ©nĂ©ral sur la Protection des DonnĂ©es) encadre tout traitement de donnĂ©es personnelles en Europe. L’adresse email est une donnĂ©e personnelle â donc le RGPD s’applique dĂšs que vous collectez et utilisez des adresses email.
Pour envoyer des emails marketing, vous devez vous appuyer sur une base légale parmi celles prévues par le rÚglement :
1. Le consentement (article 6.1.a)
C’est la base lĂ©gale la plus courante pour l’email marketing B2C. La personne doit avoir donnĂ© son accord de maniĂšre :
- Libre : pas de case pré-cochée, pas de consentement forcé pour accéder à un service
- SpĂ©cifique : l’accord porte sur les emails marketing de votre entreprise, pas sur « les communications de nos partenaires »
- ĂclairĂ©e : la personne sait Ă quoi elle consent (type de contenu, frĂ©quence approximative)
- Univoque : une action positive est requise (cocher une case, cliquer sur un bouton)
2. L’intĂ©rĂȘt lĂ©gitime (article 6.1.f)
Vous pouvez vous appuyer sur l’intĂ©rĂȘt lĂ©gitime pour contacter des personnes avec qui vous avez une relation commerciale existante, Ă condition que vous envoyiez des communications relatives Ă des produits/services similaires Ă ceux dĂ©jĂ achetĂ©s. C’est notamment ce qui vous permet de relancer un client 6 mois aprĂšs son dernier achat.
3. L’exĂ©cution d’un contrat (article 6.1.b)
Pour les emails transactionnels (confirmation de commande, facture, mot de passe oubliĂ©), pas besoin de consentement. Ces emails sont nĂ©cessaires Ă l’exĂ©cution du contrat.
Le double opt-in : pourquoi c’est la meilleure pratique
Le double opt-in n’est pas obligatoire en France â mais il est fortement recommandĂ©, voire indispensable pour vous protĂ©ger juridiquement. Voici comment ça fonctionne :
- L’utilisateur remplit un formulaire et coche la case de consentement
- Il reçoit un email automatique avec un lien de confirmation
- Il clique sur ce lien â son consentement est enregistrĂ© avec date, heure et IP
Pourquoi c’est important ? Parce que si la CNIL vous demande de prouver le consentement d’un contact, vous pouvez sortir l’enregistrement exact : « M. X a consenti le 15 mars 2025 Ă 14h23 depuis l’IP 82.x.x.x. » Sans double opt-in, vous n’avez aucune preuve. Avec lui, vous ĂȘtes blindĂ©.
Brevo intÚgre nativement le double opt-in avec enregistrement des preuves de consentement. Pour configurer cette fonctionnalité, consultez notre guide détaillé sur la configuration du double opt-in dans Brevo.
Les mentions légales obligatoires dans vos emails
Chaque email commercial que vous envoyez doit contenir obligatoirement :
- Votre identitĂ© : nom de l’entreprise, raison sociale, adresse physique
- Un lien de désabonnement clair et fonctionnel, accessible en 1 clic
- La nature commerciale du message (si c’est une promo, ça doit ĂȘtre identifiable)
- Les coordonnées de contact pour exercer ses droits
Un email sans lien de dĂ©sabonnement est illĂ©gal selon la directive ePrivacy et la loi pour la Confiance dans l’Ăconomie NumĂ©rique (LCEN). La CNIL peut sanctionner cette pratique. Tous les bons outils d’emailing â dont Brevo â intĂšgrent automatiquement ces mentions dans leurs templates.
Les droits des personnes que vous devez respecter
Vos abonnĂ©s ont des droits que vous devez ĂȘtre en mesure de respecter :
Droit d’accĂšs (article 15)
Si quelqu’un vous demande quelles donnĂ©es vous dĂ©tenez sur lui, vous devez pouvoir lui rĂ©pondre dans un dĂ©lai d’un mois. Dans Brevo, chaque contact a une fiche dĂ©taillĂ©e exportable en quelques clics.
Droit de rectification (article 16)
L’abonnĂ© peut demander la correction de donnĂ©es incorrectes. Ă traiter sous un mois.
Droit Ă l’effacement (article 17 â « droit Ă l’oubli »)
C’est le plus frĂ©quemment invoquĂ©. Une personne peut demander la suppression de toutes ses donnĂ©es. Dans Brevo, la suppression d’un contact efface ses donnĂ©es personnelles tout en conservant les statistiques anonymisĂ©es (nĂ©cessaires pour votre reporting). Ce n’est pas la mĂȘme chose que la dĂ©sinscription â la dĂ©sinscription bloque les envois mais conserve les donnĂ©es, la suppression efface tout.
Droit d’opposition (article 21)
Un contact peut s’opposer Ă tout moment au traitement de ses donnĂ©es Ă des fins de marketing. Le dĂ©sabonnement suffit gĂ©nĂ©ralement Ă satisfaire ce droit pour l’emailing.
Droit à la portabilité (article 20)
L’abonnĂ© peut demander ses donnĂ©es dans un format rĂ©utilisable (CSV, JSON). Exportez simplement sa fiche depuis Brevo.
Ce que vous ne pouvez absolument pas faire
Pour ĂȘtre clair sur les pratiques interdites :
- Acheter des listes email : ces contacts n’ont pas consenti Ă recevoir VOS emails. C’est illĂ©gal sans exception en B2C.
- Scraper des adresses email sur le web ou LinkedIn pour les envoyer à une newsletter non sollicitée
- Pré-cocher la case de consentement dans vos formulaires
- Conditionner l’accĂšs Ă un service au consentement marketing : « Cochez cette case pour vous inscrire Ă notre newsletter » ne peut pas ĂȘtre la condition pour crĂ©er un compte
- Conserver des données indéfiniment : la CNIL recommande une durée de conservation de 3 ans aprÚs le dernier contact actif
Le cas particulier du B2B et de la prospection commerciale
En B2B, les rĂšgles sont lĂ©gĂšrement diffĂ©rentes. L’article L.34-5 du Code des postes et communications Ă©lectroniques (transposant la directive ePrivacy) prĂ©voit une exception pour la prospection B2B lorsque :
- Le destinataire est une personne morale (entreprise)
- L’email est en rapport direct avec sa fonction professionnelle
- L’identitĂ© de l’expĂ©diteur est clairement mentionnĂ©e
- Un moyen de s’opposer Ă la prospection est prĂ©sent dans chaque email
Attention : cette exception ne s’applique pas aux adresses personnelles des professionnels (prenom.nom@entreprise.com est considĂ©rĂ©e comme une donnĂ©e personnelle). Elle s’applique surtout aux adresses gĂ©nĂ©riques (contact@, info@, direction@). Dans le doute, appliquez les mĂȘmes rĂšgles qu’en B2C.
Pour une stratĂ©gie de cold email B2B dans les rĂšgles de l’art, consultez notre article dĂ©diĂ© sur le cold email B2B lĂ©gal en France.
Comment Brevo vous aide Ă rester conforme
Brevo a Ă©tĂ© conçu avec la conformitĂ© RGPD comme prioritĂ© â ce qui fait sens pour une entreprise française. Voici ce qu’il gĂšre automatiquement :
- Double opt-in natif avec enregistrement des preuves (date, IP, source)
- Gestion des désabonnements automatique : un clic sur « se désabonner » suffit
- Suppression des contacts Ă la demande avec anonymisation des stats
- Accord de traitement des donnĂ©es (DPA) disponible et signable directement dans l’interface
- HĂ©bergement en Europe (serveurs UE) â transferts hors UE limitĂ©s et encadrĂ©s
- Durée de conservation paramétrable : vous pouvez configurer une purge automatique des contacts inactifs
Pour un guide complet sur la configuration RGPD dans Brevo, consultez notre article sur la conformité RGPD avec Brevo.
Les sanctions CNIL réelles : ce qui se passe vraiment
Pour dédramatiser mais aussi responsabiliser : voici comment la CNIL fonctionne en pratique.
Dans 90% des cas, le processus commence par une plainte d’un particulier. La CNIL instruit, peut envoyer une mise en demeure (dĂ©lai pour se conformer), puis sanctionner si la mise en demeure n’est pas suivie d’effets. Les petites entreprises qui coopĂšrent et qui font preuve de bonne volontĂ© sont rarement sanctionnĂ©es lourdement.
Les sanctions les plus importantes touchent généralement :
- Les entreprises qui collectent des données à grande échelle sans consentement (bases achetées)
- Les entreprises qui ignorent les mises en demeure
- Les entreprises qui ne rĂ©pondent pas aux demandes d’exercice des droits
Si vous utilisez Brevo correctement, avec double opt-in, lien de dĂ©sabonnement fonctionnel et respect des droits des personnes, vous ĂȘtes dans 95% des bonnes pratiques attendues. Ce n’est pas parfait, mais c’est suffisant pour ne jamais avoir d’ennuis.
Checklist RGPD emailing 2025
Voici la checklist que j’utilise pour auditer une pratique emailing :
- â Double opt-in activĂ© sur tous les formulaires de collecte
- â Preuves de consentement enregistrĂ©es et exportables
- â Lien de dĂ©sabonnement prĂ©sent dans chaque email
- â CoordonnĂ©es complĂštes de l’entreprise dans le footer
- â Politique de confidentialitĂ© Ă jour et accessible
- â DPA (accord de traitement) signĂ© avec Brevo
- â Processus de traitement des demandes d’exercice des droits (rĂ©ponse en moins de 30 jours)
- â DurĂ©e de conservation des donnĂ©es dĂ©finie (max 3 ans aprĂšs dernier contact)
- â Pas de donnĂ©es achetĂ©es ou scrapĂ©es dans vos listes
- â Registre des activitĂ©s de traitement mis Ă jour (obligatoire dĂšs 250 salariĂ©s, conseillĂ© pour tous)
Si vous cochez ces 10 points, votre pratique emailing est conforme. Pas besoin de DPO dédié ni de consultant externe pour la grande majorité des PME.
đ Voir notre comparatif complet des outils email